mercredi 14 octobre 2009
samedi 15 novembre 2008
L'heure du bilan
Ben voilà.... on est rentré... maintenant l'aventure semble terminée... j'ai bien dit "semble" car la réalité est tout autre. Le projet entre la DDC et la Croix Rouge Libanaise est loin d'être terminé et je ne parle même pas du travail qui attend les volontaires ayant passé entre nos mains. Il doivent maintenant créer leur système et leurs propres formations. L'objectif initial prend maintenant tout son sens : développer un système préhospitalier pour le Liban par des libanais qui connaissent bien mieux leurs besoins que n'importe quel expert étranger (sous l'œil bienveillant de notre DDC nationale pendant encore quelques mois) .
Je tenais à vous proposer un petit bilan chiffré de nos différentes activités dans cet incroyable pays qui n'est surement pas la Suisse du Moyen-Orient malgré ce que l'on a entendu à bien des reprises. Heureusement pour lui, le Liban a ses propres caractéristiques qui n'ont finalement pas grand chose à voir avec les nôtres et c'est très bien comme ça (sauf pour l'écologie mais chaque chose en son temps... pas très écolo tout ça... ;-) ).
C'est aussi pour ça qu'il faut oublier l'image de guerre que nous renvoient nos médias à chaque fois qu'ils évoquent le pays du Cèdre et qu'il faut prendre votre billet d'avion pour vous rendre dans ce magnifique pays si bien habité. L'hospitalité de vos hôtes vous rassureront sur leurs intentions.
A plusieurs reprises, je me suis cru chez moi avec des gens comme nous, avec en plus ce côté chaleureux et généreux qui parfois nous fait défaut... Je ne savais pas que l'on pouvait donner beaucoup lorsqu'on possède matériellement ou financièrement si peu... J'ai appris beaucoup... Merci !
De retour dans ma famille qui m'a quand-même beaucoup manqué (coucouniiiiiiii !), j'ai l'indélicatesse de les laisser à leurs activités favorites pendant que je prends un moment pour vous présenter ce petit bilan... étape incontournable pour boucler la boucle de cette aventure.
Alors... Qu'avons-nous fait pendant 2 semaines ? Avons-nous atteint les objectifs ?
Au vu des résultats suite au week-end d'examens que nous leur avons fait subir, on ne peut que se satisfaire ! On vous laissera découvrir tout ça ci-dessous :
Bilan chiffré :
- 60 heures de cours :
- 18 heures de théorie
- 31 heures de pratique
- 7 heures d'examen pédagogique
- 1 heure d'examen théorique
- 3 heures d'examen pratique
Travaux pratiques (approximatif) :
- 80 extractions d'urgences
- 60 retraits de casques
- 100 poses de minerve
- 20 pose de KED
- 40 poses d'attelles
- 50 poses de pansements compressifs
- 30 poses de ceintures pelviennes
- 20 relevages à la civière-à-aubes
- 100 manipulations sur planches (take-down, retournement, etc...)
- 40 immobilisations sur planches ou vacuum
- 100 situations pratiques complètes
- 3 tests théoriques :
- 1 on-line préparatoire
- 1 pre-test écrit : 70% de bonne réponses (QCM)
- 1 test final 81% de bonnes réponses (QCM + réponses ouvertes)
4 résultats inférieurs à 75% nécessitant une remédiation
- 23 examens pratiques :
tous réussis ! Dont un après remédiation...
- 23 présentations par les apprenants pour l'examen pédagogique :
tous réussis ! Dont certains particulièrement brillamment...
Festifs :
- 15 homos
- 15 taboulés
- 15 fatouches
- 2 narguilés
- 1 ou 2 dl d'Almaza...
- 83 minutes de rires
Merci à Lionel pour la musique que tu as créer juste pour nos amis libanais avec tes filles ! Une vraie rockstar !
Merci aux 23 instructeurs libanais pour leur engagement et leur humour (pas facile à gérer au début mais tellement sympa ensuite).
Merci de nous avoir montrer des échantillons de la vie nocturne de votre cité ! Le batteur du groupe au Hard Rock Café doit avoir repris ces cours de batterie après la démonstration de notre Sami lors d'un mytique Long Train Running des Doobie Brothers ! Parfait !
Merci à Michèle Mercier (chargée de la communication) pour son expérience et son humour décalé qui en a surpris plus d'un.
Merci à tous nos lecteurs et aux gens qui nous ont transmis des messages de soutien ou de sympathie. Ils sont d'ailleurs toujours les bienvenus !
mercredi 12 novembre 2008
Vous avez votre Liban avec les conflits qui le rongent. J’ai mon Liban avec les rêves qui y naissent.
Vous avez votre Liban, prenez-le tel qu’il est. J’ai mon Liban et je n’en accepte que l’absolu. »
Khalil Gibran, « Mon Liban »
A mesure que le temps passe et que les cours défilent, un peu de temps libre s’offre à nous. L’opportunité de quitter l’hôtel est plus qu’attirante et je décide, un matin, d’aller à la découverte de Beyrouth. Considérant la marche à pied comme le moyen idéal de visiter une ville, je m’en vais sous un soleil éclatant, prête à avaler les kilomètres. Le premier exotisme qui frappe nos esprits ordrés d’occidentaux est certainement le trafic routier. Quoiqu’avant d’en être les témoins visuels, c’est notre système auditif qui en subit les désagréments. L’usage du klaxon semble ici avoir toutes sortes de significations. Mécontentement dans les embouteillages (forts nombreux à Beyrouth), avertissement style « pousse-toi j’arrive », joie lors de mariages, « racolage de clients » pour les taxis sont autant de sentiments exprimés à travers ces bruyantes manifestations. Et l’on peut comprendre aisément, en observant le bal des quelques deux millions de voitures qui envahissent la ville quotidiennement, qu’il vaille mieux se faire sa place dans ce chaos. Pas de files distinctes sur les larges voies, pas de priorités aux croisements, des scooters qui roulent à contre sens, des feux de signalisations pas toujours respectés. Parfois il y a un policier comme posé au milieu d’un carrefour. Celui que j’observais l’autre jour avait une étrange manière de réguler le flux de véhicules : d’un geste nonchalant de la main, il indiquait à des voitures de s’engager sans même stopper celles qui venaient perpendiculairement à grande vitesse!! Mais les Libanais ont l’air de très bien se satisfaire de cette manière de faire. C’est vrai que rouler en urgence dans cette jungle demande des capacités certaines dont démonstration nous a été faite l’autre soir, lors de nos stages dans les stations.
Ma balade m’amène le long de la corniche, et la Méditerranée d’un bleu limpide s’offre à nos yeux, qui ne peuvent s’empêcher de remarquer les nombreux déchets qui flottent à sa surface. Impressionnant également, c’est la quantité de bâtiments en construction. Ceux qui longent le bord de mer sont destinés pour la plupart à devenir des hôtels ou des appartements de luxe. Ils présentent un étrange contraste avec les immeubles en ruines, détruits par des explosions parfois récentes, notamment à l’endroit où a eu lieu en 2005 l’attentat contre M. Hariri. Semblables à des stigmates, ils rappellent mieux que les monuments commémoratifs les souffrances endurcies par les habitants de ce pays.
En observant bien, on trouve presque toujours une église pas trop loin d’une mosquée, comme pour marquer une vieille lutte. Pas vraiment amies, pas vraiment ennemies, elles cohabitent, tout comme les dix-neuf différentes communautés religieuses (toutes reconnues par la Constitution du pays) qui font la richesse et la complexité du Liban.
L’heure avançant, et désirant me reposer un peu avant les cours du soir, je choisis de prendre un taxi pour retourner à l’hôtel. Ayant quelques difficultés à me faire passer pour une Libanaise (j’ai abandonné mon costume pour la mosquée..), je me vois proposer le trajet pour un prix certainement exagéré. Mais je remarque dans le porte-monnaie du chauffeur des photos de ses enfants, et je pense « ..peu importe… »
C’est avec un peu plus de plaisir chaque soir que je retrouve les étudiants. Ils sont l’incarnation de ce Liban, jeunes, volontaires, désirant aller de l’avant, ensemble, oubliant leurs différences, utilisant comme une force ce qui les réunit. Leur intérêt, leur soif d’apprendre et les progrès qu’ils ont déjà fait depuis le début du cours sont pour nous une récompense pour le travail effectué depuis plusieurs mois, et une confirmation du bien-fondé de notre présence ici. Et j’espère qu’ils resteront dans mon esprit, tous autant qu’ils sont, comme un exemple à suivre lorsque je serai de retour dans mon pays.
lundi 10 novembre 2008
Mardi et mercredi arrivent seulement lundi...
mercredi 5 novembre 2008
Un peu plus frais lundi matin, nous avons la bonne idée de réviser les techniques de soins que nous voulons présenter le soir : quand même trois essais furent nécessaires pour arriver à une pose de K.E.D. correcte. Pas mal pour des ambulanciers professionnels, non ? Je constate qu’avoir donné tous mes cours théoriques ne signifie en rien n’avoir plus de travail : j’ai passé une bonne partie de la journée dans « l’aquarium ». Retrouver les volontaires le soir me rend le sourire qu’avaient effacé le stress et la fatigue. Puis le soir, devant une délégation du CICR, Cédric insuffle une énergie communicative à ses cours, on le sent à l’aise comme un poisson dans l’eau ( à force de passer ses journées dans un bocal), et son anglais lacunaire se transforme
P.S. T’as vu Florian, j’ai trouvé les accents !!!
samedi 1 novembre 2008
3, 4 et 5eme jour...
jeudi 30 octobre 2008
2ème jour...


Grem’s
PS : Désolé pour ceux qui n’aiment pas lire, mais il est très difficile de résumer nos expériences alors courage et j’espère que vous saurez prendre le temps de nous lire !
mercredi 29 octobre 2008
Arrivee a Beirut
jeudi 23 octobre 2008
Module trauma...bientôt la première!
Personnellement c’est surtout mon ordinateur et ma tête qui ont chauffé…Aie, pas évident de préparer des cours pour la première fois… et considérant que Florian est passé avant nous, on sait que la barre a été placée bien haut !! Mais cette sensation, qu’on nomme tour à tour, angoisse, stress, appréhension, se laisse submerger par un sentiment de réjouissance. Oui nous nous réjouissons tous, de faire enfin connaissance avec ce Liban dont nous avons l’impression qu’il fait déjà partie de nos vies. Non seulement de par l’implication dont nous nous targuons dans la réalisation de ce projet, mais surtout grâce aux récits enthousiastes de Béatrice et Florian. Depuis juillet, ils partagent avec nous de façon dithyrambique leur expérience là-bas, l’illustrant de photos et d’anecdotes en tout genre. Alors oui, nous nous réjouissons de rencontrer enfin Rachelle, Nabih et les autres, de découvrir l’hospitalité qu’ils nous réservent, d’être conquis par le don d’eux-mêmes dans cette vocation de venir en aide aux autres, de partager tous ces riches moments d’échanges avec eux, de goûter aux délices de la cuisine libanaise (surtout le foie cru J).
Eh oui, départ dans cinq jours, alors je m’en vais continuer ma préparation : annoter mes présentations, changer encore une ou deux situations, m’entraîner à donner mes cours (avec mes chats comme tout public), finaliser les descriptifs de cours, évaluer le temps nécessaire pour les ateliers, vérifier la concordance de mon enseignement et des questions de l’examen et travailler la prononciation anglaise (comment on dit déjà ? pre-lim-i-nar-y ? c’est ça ?). Eh bien on arrive au bout des préliminaires, vivement la grande aventure du Liban !!!
Marie-H.
mercredi 17 septembre 2008
Web: Dossier sur le projet du site de la DDC.

Depuis hier, vous pouvez lire son dossier sur le site de la DDC.
Florian
mardi 19 août 2008
Module trauma … avant première !
Zut, j’étais pas dans le bon wagon (chambre 702 pour les initiées).
- Les chefs : Olivier & Béa
- Le pédago : Laurent Jampen
- Les instructeurs : Sandrine Richli, Marie-Hélène Imfeld, Cédric Gremion
- Guest star : Lionnel Dumont (faites chauffer le Hard Rock Cafe)

Et cette fois de gros efforts sont mis pour la bande son et le doublage en anglais… promis !
A ce propos j'ai trouvé bien tardivement ce site qui m'aurait bien aidé pour développer mes compétences dans le domaine. Faut dire qu'avec des profs comme ça et des mots si ... évocateurs on doit apprendre sûrement très vite.

Combins sur son lit de pâquerettes
Florian
samedi 16 août 2008
dimanche 3 août 2008
Évaluation des participants, notions de pédagogie, présentation de leçon par les participants, fin de cours, accolades et au revoir, pas le temps de chaumer ni de métaboliser tant de moment fort que déjà au travail pour rédiger le rapport de mission. En ce qui me concerne il s’agit plus d’une aide par ma présence physique car je suis franchement lessivé. Entre la fin de l’année scolaire à Genève, la préparation de la rentrée du 25 août et le travail lié à ce projet j’ai atteint mes limites.
Mais comment se plaindre quand on voit du rythme de vie des participants Libanais de la Croix-Rouge ! Travail la journée, de 18h00 à 23h00 les cours, puis de 23h30 à parfois 3h00 du matin faut encore sortir les Suisses ! Ou trouvent-ils cette énergie ? Mon hypothèse (à 2000 Livres Libanaises) : Tout ces volontaires, unis autour de valeurs humanistes que son les sept principes de la Croix-Rouge, ont une énergie à la hauteur de l’instabilité politique de la région. C’est pourtant paradoxal de mettre autant d’espoir dans un projet comme celui-ci sachant qu’une simple querelle entre familles (clan) peut mettre le feu à la région en 1h00. Pour illustrer ces propos, l’expression « amis à midi ennemi à minuit » (et inversement) à été évoquée plusieurs reprises par nos amis Libanais. Une anecdote renforce encore cette labilité régionale. Après le conflit de 2006, 12h00 après la fin des hostilités, des protagonistes de deux entités opposées travaillaient ensemble à replanter des fleures sur le bord des routes et autre mobilier urbains !Alors d’ou vient cette énergie ? Peut – être simplement le miracle de la vie. Notre évolution nous à plus armé contre le manque que face à l’abondance. L’illustration physiologique de ce constat est notre adaptation plus efficace au jeune qu’à l’excès. La théorie de Darwin s’applique aussi pour un pays en conflit ou les jeunes transforment l’absence d’un avenir serein en envie de créer pour survivre, pour donner du sens à la vie face à l’absurdité de la guerre.
Encore une bonne leçon pour moi qui parfois fait des petites crisettes identitaires alors qu’on vit dans un pays ou la réalité de la guerre s’apprend au travers de livre d’histoire !
Un autre miracle me touche. Moi qui vit dans la ville d’Henry Dunant, les principes de la Croix Rouge sonne un peu creux, comme tant de déclaration sans substance ni effets. Mais ces 10 jours de cours avec des participants de religions différentes, dans un contexte de conflit entre quartier d’obédiences différentes à Tripoli (si j’ai bien compris entre Sunnites et Chiite) , voir cohabiter une classe constituée, je crois car sujet un peu difficile à aborder, de Chrétien Orthodoxes, Maronites, de Musulmans Chiite, Sunnites donne un autre sens à ces principes que sont l’impartialité et la neutralité !
L’atmosphère détendue et bonne enfant nous fait oublier ces réalités et prouve, si besoin était, ce sens de l’abnégation au bénéfice de valeurs humanistes partagées de tous.
Soirée de clôture du premier module … Emotions !
Le dernier soir de notre séjour nous sommes tous invités à un repas avec le comité médical et les différents partenaires impliqués dans ce projet. Comme à l’accoutumée, un repas Libanais
où l’abondance de plat rend impossible l’identification de la couleur de la nappe.J’ai envie de témoigner ma gratitude à Nabih, Rachelle, Jo pour ce qu’on vient de vivre… mais les mots me manquent. Alors je m’oriente vers les âneries habituelles, pour ventiler ces émotions. N’ayant aucune chance face aux charmes désarmants de nos hôtes Libanaises, je me lance dans une séance de drague ridicule, qui nous amuse beaucoup, avec comme résultat connu d’avance, la certitude de noyer tout ça dans l’Arak et le minibar de ma chambre d’hôtel (Pour les initiés chambre 702 ;-) ).
Puis vient le moment fort des remerciements. Comme si ce repas ne suffisait pas, le comité médical, Nabih et Rachelle, nous remettent un présent qui cristallise une fois encore la gratitude et l’hospitalité Libanaises. Un rectangle de verre (ou de cristal ?) avec la Croix Rouge , un autre symbole d’abnégation pour les secouristes de confession musulmane, avec comme inscription : en reconnaissance du travail fournit pour la Croix-Rouge Libanaise.
Pour moi, qui suis en permanence à la recherche de reconnaissance de la profession d’ambulancier, recevoir un tel présent me touche énormément. Je retiens mes larmes…
Tout mon investissement quotidien depuis bientôt 20 ans , ici à Genève, pour anoblir notre profession, pour faire reconnaître le travail des secouristes volontaires (Samaritains, Sauvetage sur le Lac, etc) au travers des associations professionnelles, des cours comme le PHTLS, l’AMLS, l’école d’ambulanciers, des interventions en ambulances ou en bateau de sauvetage, des soins prodigués aux patients… Toute ça se fige, instantanément, dans ce rectangle. Comment exprimer ça à nos hôtes ? J’opte pour un silence coupable bien catholique.En effet maintenant un sentiment de culpabilité m’envahis, tant je sais que j’aurais apporté plus à ce projet, mais faute de temps nous avons fait notre maximum.
Socrate et la Maïeutique.
Sur le chemin du retour, sur une route qui serpente jusqu’à la mer, avec une vue splendide sur la baie de Jounieh, Nabih questionne sur la suite du projet. Je comprends pourquoi sont surnom de secouriste est Socrate tant il excelle dans l’art du questionnement. Reformuler 4 fois la même question différemment pour feindre que la réponse a un quelconque intérêt, tout ça avec un calme sidérant, démontre sa clairvoyance sans quoi ce projet ne serait rien. Que tes questions suffisent à apporter une réponse satisfaisante à toutes tes interrogations quand à la suite de ce projet !
Aéroport et vol de retour
Une fois encore, Olivier fait une démonstration de l’efficacité du réseau tissé pour mener à bien ce projet. Avec pas loin de 100 kg de sur poids (nous sommes limités à 20 kg par personnes, mon sac en fait déjà 32 kg), les quelques coup de fil ont permis d’avoir une partie à l’œil. Merci Olivier pour cette capacité incroyable à créer des liens entre tout les partenaires de ce projet, et d’insuffler ton idéal.
Après le module 1 la mission place au Module 2 … le retour !
Ce blog relate qu'une infime partie de ce projet. Les différents partenaires sont impliqués pour 3 ans . Un module sur la gestion d'incident avec multiples victimes ( Mass Casualties Incidents ) est prévu courant septembre puis place au module 2 sur la prise en charge des traumatisés.
Tout mes vœux de réussite pour la suite.
Etant donné que l'image parle mieux que l'écrit (particulièrement dans mon cas) un petit film qui retrace notre épopée.
Florian
mardi 29 juillet 2008
Evalutation et fin de cours.
Evaluer les performances de participants à un cours est une nécessité incontournable pour garantir que les objectifs fixés soient atteints. Ce c
ours étant un cours pilote qui va peut-être être répété dans d’autre pays, l’amélioration continue de la qualité doit être une de nos préoccupation centrale.Dans le contexte de la Croix Rouge Libanais, faire de l’évaluation sélective avec des volontaires qui passent un nombre d’heures impressionnantes, (de 80 heures à parfois plus de 200 heures par mois, avec des gardes de nuit) après leur travail reste une chose difficile. De plus la fierté d’avoir été choisi pour devenir instructeur est à la mesure de la tristesse que provoque l’annonce de d’un échec. Mais c’est le prix à payer pour donner une valeur, du crédit au titre d’instructeur. Finalement deux participants seront réévalués dans le module suivant…
Malgré l’annonce de ce résultat négatif, malgré l’amertume lisible sur les visages, le feu sacré qui les animent ne vacille pas! Encore une leçon.
Partie pédagogique
Un des défi de ce projet, c’est de passer de la standardisation des pratiques à la validation d’acquis et dans la foulée en faire des formateurs… le tout en 10 jours.
Parler de concept abstrait, voir abscond que sont la création d’objectifs pédagogiques, des domaines et des styles d’apprentissage, de la dynamique de groupe, des différentes taxonomies, en anglais relève d’un exploit qui me provoque quelques sueurs froides et réveil en sursaut.
La première partie du module pédagogique est placée juste après une grosse matinée dédiée à l’évaluation. Alors autant dire que la réceptivité à des théories vaporeuses sur la relation prof – élève s’est vite transformée en relation élève – élève sur un mode « grosse envie de décompresser ». Nabih me suggère de reporter les cours au lendemain. Une sacré bonne idée ça tourne à la foire !
Le lendemain, on redémarre avec du concret, outils pour enseigner efficacement. Puis place au
travail pratique, une dizaine de participants sont choisis pour réaliser une présentation de 10 minutes puis d’animer un atelier pratique en relation.Rolla passe en premier. Là encore on se prend un baffe… Rolla est enseignante dans une école privée qui utilise couramment de techniques de pédagogie active.
Par groupe de 3, 45 secondes pour discuter sur les questions à poser à une femme sur le point d’accoucher, restitution en plenum, puis discussion rapide et synthèse des points clefs.
Une démonstration de pédagogie active… on fait vraiment petit à côté.
Fin de cours … vertiges !
Il y a à peine 10 mois que ce projet s’est concrétisé. J’ai de la peine à croire que ce premier
module est terminé. Un sacré challenge de faire cohabiter les différents profils professionnels des instructeurs (Infirmier spécialisé, médecins, ambulanciers, « pédagogue ») pour être en adéquation avec le niveau de formation de secouristes volontaires. Le travail préparatoire a porté ses fruits permettant d’avoir une bonne cohérence dans l’enseignement.Mais ce travail n’aurait servis à rien sans les qualités humaines des instructeurs. Je pense que ça a aussi marqué les participants Libanais, d’avoir des médecins, des infirmiers spécialisés ou des ambulanciers professionnels (en opposition au volontariat, comme s’il y avait une si grande différence !) savoir rester humble, savoir dire qu’on sais pas, ne pas mettre cette distance entre professionnel et volontaire. C’est pourtant si facile de se réfugier derrière un titre et dire « c’est comme ça parce que je suis un professionnel de la santé ».

La vie en dehors des cours est aussi importante pour assurer le bon fonctionnement de l’équipe. Ces qualités humaines ont aussi permis de mener ce projet dans une atmosphère détendu et constructive. Mention spéciale à Lionel pour ses vocalises au Hard Rock Cafe, Jean-Daniel pour son humour délicieusement décalé, Olivier pour ses conclusions de cours sans égal.
Après le départ des participants Nabih (Coordinateur de projet pour la Croix Rouge Libanaise) s’exclame : « c’est la fin du début ! ». En effet, le choix dans ce projet d’impliquer les instructeurs Libanais pour créer eux-mêmes le cursus de formation, leur met une sacrée responsabilité sur les épaules. J’espère que ce qu’on a pu leur apporter, et qu’on va encore leur apporter permettra d’arriver au bout de leur rêve.

Florian Ozainne
vendredi 25 juillet 2008
Que ce soit la rapidité fébrile de reconstruire un pays après de multiples conflits, ou la motivation à apprendre de nouvelles techniques de soins, les Libanais sont d’une vitalité impressionnante !
Cette photo illustre bien le propos :- premier plan le Hard Rock Cafe de Beyrouth, symbole d’une forme de relative modernité.
- second plan, sur la droite un vieux bâtiment (on le devine – rouge ocre) qui a probablement survécu aux différents conflits
- dernier plan un hôtel de luxe en construction qui trône, narquois à côté de l’Holiday – in meurtri par des tir de RPG, fusil mitrailleurs et autres projectiles.
Cette vitalité on la retrouve le soir dans nos ateliers pratiques, ou l’on sent ce même désire de construire un futur pour la Croix Rouge Libanaise.

Le sujet du jour, c’est l’accouchement ! Après un apport théorique d’une heure, place à la pratique. Quelle ambiance ! Entre les gémissements sensés simuler les contractions qui ressemblent plus à des cris dignes d’un film d’horreur de 3ème catégorie (façon Bad Taste pour les cinéphiles) et les « iouiouiouiou » pour célébrer les multiples naissances de la soirée, y’a de quoi se marrer.
Puis déjà place à l’émotion que procure le départ d’un des instructeurs suisses. Lionel, notre rock star maison, orateur de talent, metteur d’ambiance sans égal retourne à Genève.
Visiblement touché par les différentes manifestations d’amitié des participants Lionel nous prépare une petite soirée qui va rester dans les anales. Nous sommes invités chez un ami d’un des participants pour une jam session. Personnellement je suis franchement fatigué et souhaite rentrer pas trop tard (il est déjà passé minuit). Y’a pas de problème, c’est à 15 minutes d’ici (a lire avec un accent moyen oriental).
Après 4 demi-tours sur route une bonne dizaine de feux grillés avec un calme désarment, 30 minutes d’attente dans uns station services, on part direction la montagne.
C’est sans compter avec le Citroën de Rachelle, qui, au milieu de l’autoroute s’élevant en direction du mont Liban, tombe en panne !
Trouver un dépanneur à 2h00 du matin n’est pas chose facile. Longue palabre, on démonte la boîte Tiptronic de la « Citron » Rachelle avec un couteau Suisse, on attend un dépanneur hypothétique, on fini à pied pour atteindre le but de l’expédition … on ouvre une bière, sur l’autoroute pour fêter dignement le départ de Lionel. En toute logique, c’est la dernière option qui est retenue !
Question scène safety c’est pas terrible.

Florian Ozainne
mercredi 23 juillet 2008
Ouverture du cours ... le grand plongeon !
Un des symboles fort de cette ouverture de cours c’est la fameuse mobile training unit. Une idée géniale qui permet de sillonner le pays et d’avoir tout le matériel pédagogique à portée de main. Dommage que Nabih commence déjà à l’abîmer dans le parking souterrain…
Le travail de préparation a ses tâches ingrates. L’art de gérer une photocopieuse peu collaborante en fait partie ! Quelle perte de temps !

Pour se détendre, une petite bataille de coussin dans l’entrée de l’hôtel détend toujours les grands enfants que nous sommes !

Quelle impression de voir tous ces secouristes débarquer dans la salle principale de théorie. Quelque discours pour introduire le projet et hop… on commence avec du léger : défi pédagogique du projet et quelque notions qui nous seront utiles dès le premier atelier pratique, notamment l’art difficile du feed-back.

Parler de pédagogie en français c’est déjà pas facile mais alors en anglais je vous dis pas le moment de solitude quand 26 personnes vous regardent avec un air condescendant, hésitant entre l’agacement, l’hilarité ou la pitié. Finalement Nabih (Le coordinateur du projet ici au Liban) m’aide en traduisant une partie en arabo-anglais.
Le premier cours de ce module traite d'un sujet qui concerne autant les ambulanciers en Suisse qu'au Liban : les douleurs lombaires.
En qualité de frère de la planchette, intronisé par Père Claude, j'ai tenté "d'évangéliser" nos collègues secouristes Libanais. Avec quelque adaptation aux stratégies locals, le glissement a vite remplacé le soulèvement.
Puis tout les cours des jours suivant s’enchaîne dans une ambiance détendu. Enfin ça dépend d
es sujets. La réanimation cardio-pulmonaire a fait passablement débat. Ça m’a pas beaucoup changé des discussions au sein de l’école d’ambulancier. Notamment a propos des différences entre l’ERC (Européenn Rescusitation Council) et l’AHA (American Heart association). Faut –il ventiler deux fois ou commencer direct les compressions thoraciques ! Y pouvait pas se mettre d’accord c’t équipe de G….. ! Ah le régionalisme toujours cet esprit de clocher. On se réjouis de la publication des nouvelles normes en 2010.Mais une fois en situation pratique une bonne partie des questions se solutionne par la logique et le bon sens des secouristes.
A ce propos, nous sommes tous ébahis par leur rapidité d’intervention. Parfois trop car on n’arrive pas a suivre avec le scénario. Tout ça se fait en 3 langues, anglais, français… et parfois arabe. J’avais déjà de la peine en anglais alors en arabe je vous dit pas ! Une chose est sûr, ils sont très bon comédiens. Je ne suis pas près d’oublier une simulation d’accouchement ou je me suis demandé si c’était en encore de simulation tant le rôle à été bien joué. Tout en arabe avec des siclées de rigueurs.
Temps off
E
ntre les sessions de cours faut bien s’occuper… et surtout manger ! L’hospitalité Libanaise est simplement soufflantes. Dire que j’ai même pas payé une bière à leur équipe quand ils sont venu pour présenter leur projet dans le congrès sur l’aide humanitaire. Et puis comment rivaliser avec une table dont on voit plus la couleur tant il y a de plats aux saveurs d’une richesse incroyable tout en fumant un Narghileh avec un bon verre d’Arrak (Pastis en plus costaud). Une fondue avec une assiette de viande séchée devient d’une inconsistance totale, déprimante. Et en plus c’est pas très sains en comparaison de la fraîcheur des légumes, de la viande.À propos de viande fraîche, une des secouristes nous invite au restaurant avec son ami (pas la peine d’essayer de payer, il est plus balaise que moi, j’abdique).
Il est difficile de ne pas goûter au sushi libanais. Il s’agit de viande crue sous différentes formes. Sous l’œil vigilant de nos amis libanais, nous gouttons à tout, y compris à du foie cru et son accompagnement de graisse pur. Un grand moment ! Ça m’a valu quelque urgence gastro-intestinal le lendemain.

Vous avez dit urgence ? Béatrice ne nous laisse pas une minute pour nous reposer. Toujours préparer nos cours. Y compris au restaurant. Comme dans nos scénarios d’atelier pratique, Béa nous a fait le coup du « je rigole la bouche pleine et hop ça coince dans la trachée ». Je n’avais jamais entendu un stridor inspiratoire d’aussi près ! Heureusement Jean-luc, assez promptement est en position pour réaliser la manœuvre de Heimlich. Heureusement ça se décoince tout seul. On a eu chaud !

Florian Ozainne
lundi 21 juillet 2008
Au delà du devoir...

Difficile d'exprimer cette journée de jeudi. Après quelques heures de travail en groupe, nous sommes dispatchés dans différente station pour effectuer un stage d'observation. A vrai dire , ça été plus une leçon magistrale !
Dès l'arrivée dans nos stations respectives (pour moi c’est Jounieh), juste le temps de visiter les locaux que déjà, un puissant Klaxon, façon Renault 5, retentit. Rachel, mon ange gardien du jour, me conduit dans la salle ou les appels du 140 (équivalent du 144 en Suisse) arrivent.
Première intervention:
L'appel reçu : probable accident vasculaire cérébrale (AVC) chez un homme de 50 ans.
Notre ambulance est un Volskwagen T4. Le collecteur d’échappement semble avoir souffert ce qui donne un petit bruit d’échappement « compétition » assez sympa.
A ma grande surprise l’ambulancier (ici c’est le titre que porte la personne qui conduit…) cire « ceinture » !
Dire qu’on doit parfois se battre avec des collègues pour qu’ils attachent leur ceinture ! Là je suis soufflé .
Rachel obtient des informations supplémentaires à propos du patient. Avec un grand calme qui la caractérise, elle m’explique la situation, notre destination ainsi que quelque subtilité d’ordre toponymique : il n’y pas vraiment de numéro de rue et parfois on tourne un peu en rond avant de trouver la bonne adresse.L’interprétation du code de la route est assez libre. Ceci donne une dimension intéressante à la conduite en urgence. C’est à ce moment que je commence à comprendre le sens du slogan des volontaires libanais : au delà du devoir ! Prendre des risques, sur son temps libre, pour aider les autres. Et là on est en temps de paix !
L’évaluation du patient met en évidence des céphalées intermittentes. De loin, sans comprendre ce qui ce dit, ça ressemble pas trop à un AVC.
Rapidement (moins de 5 minutes) l’évaluation est bouclée, le patient placé sous oxygène et un secouriste s’occupe de préparer l’évacuation.

Durant le transport, Rachel me fait part de ses doutes quand à la probabilité d’un AVC. Bonne expertise clinique pour un volontaire ! non ?
Cette intervention a duré 30 minutes (entre la réception de l’appel et l’arrivée à l’hôpital). Ceci en tenant compte du fait que nous avons du être guidé pour arriver sur le lieux de l’intervention, que la fluidité du trafic n’est celle qu’on connaît et que l’évaluation du patient à été réalisée devant une bonne quinzaine de personne qui utilisait comme principale mots « yalla, yalla » ( en gros : allez y maintenant, dépêchez-vous, vous foutez quoi … Les gestes qui accompagnent ces mots rend l’interprétation facile pour quelqu’un qui ne parle pas arabe).
Je passe en revue les différents éléments de cette prise en charge, rapide, évaluation circonstanciée, gestes de bases adaptés à la situation du patient, hypothèse sur l’origine du problème du patient me semble correcte… Je commence à me demander ce qu’on va bien pouvoir leur apprendre.
En plus des sorties en ambulances, les secouristes dispense gratuitement des soins à la population du quartier. Une jeune secouriste (moins d’une année d’expérience, qu’on nomme dossard) s’occupe d’un jeune homme souffrant de dermabrasion et probablement une entorse de la cheville. Je suis frappé par la dextérité acquise en si peu de temps, notamment pour plier des compresses stériles servant à la désinfection des plaies. Et puis ce qui me touche c’est le cœur que met « Fanta » (ici tous les secouristes ont un nick name, un peu à l’image du totem scout) à réaliser ce soins.

Quatre autre interventions rythme notre journée. Le dernier appel est pour une intoxication collective sur un chantier. Sept ouvriers ont bu de l’eau et souffrent maintenant de fortes douleurs abdominales et vomissent. A quelques minutes du lieux d’intervention, la centrale annule la mission et nous informe qu’ils ont été transporté par une voiture. A ce moment on croise une Mercedes bondée comme la tram 12 aux heures de pointe. Ça doit être nos ouvriers !
Je suis extrêmement touché par le dévouement des secouristes. Travail la journée, volontaire la nuit… je ne sais pas ce qu’il mange mais il ont une sacrée endurance.

Comme si soigner des plaies, intervenir en ambulance ne suffisait pas organisée sur le thème de la défibrillation (AED). Là je dois dire que je suis jaloux ! Ayant été q, ce soir une formation estuelques années responsables de la formation continue d’ambulances services, je n’ai que très rarement réussi à avoir autant de monde pour un cours. Une quarantaine de secouristes suivent attentivement ce cours dans une ambiance détendue propice à l’apprentissage.
J’ai également appris le sens du mot hospitalité. Depuis que nous sommes là, je n’ai pas encore réussi à payer une tournée.

Le partage du repas du soir est encore un moment d’échange, de franche rigolade entre des gens dont je perçois la consistance des liens que tisse le vécu commun de situations extrêmes.
Ce moment permet également à la cheffe de station de distribuer, de manière très démocratique, les missions pour la nuit… 3 transferts entre des hôpitaux attendent.
Merci aux secouristes de la station de Jounieh pour leur hospitalité et pour ces moments qui resteront gravés à jamais dans ma mémoire.
Florian
jeudi 17 juillet 2008
Retour à la réalité...

Au réveil, la vue de l’Holiday -Inn en face de ma chambre m’oblige à un retour à une réalité pas si éloignée.
Le briefing de sécurité fait par un membre de la direction du développement et de la coopération dresse un tableau plus réaliste de la situation.

Sans psychose mais avec beaucoup de tact, le responsable de la DDC pour la région (Jordanie, Liban…) nous fait remarquer que le risque d’être victime d’attentat est nettement plus faible que le risque d’avoir un accident sur l’autoroute Genève - Lausanne… Cette fois c’est sur, j’achète un abonnement général en rentrant ! En effet tout est question de risque plus ou moins bien accepté socialement.
Une bonne leçon qui aide à relativiser pour moi, qui vit a Anières à coté des vaches et dont la seule menace objective est l’émanation de gaz à effet de serre.
Puis place au travail de préparation. Chacun sa méthode. Jean-Daniel c’est plutôt la sieste expresse (3 minutes chrono).
Puis quelques mobilisations sécuritaires du patient, supervisé par un des disciples de la confrérie de la planchette (merci à notre gourou Claude Gendre).Pérenniser ce projet nécessite un large soutien, un cocktail est donc organisé chez l’Ambassadeur de Suisse au Liban, ou nous faisons la connaissance d’une grande partie des
partenaires impliqués dans le projet. Nous pouvons mesurer l’ampleur des attentes ainsi que le chaleureux soutient de tous. Espérons que nous serrons à la hauteur.Sur le chemin du souper, à une cinquantaine de mètres de l’hôtel se trouvent plusieurs monuments à la mémoire de l’attentat contre Hariri. Les stigmates de ce dernier sont encore passablement visibles.

Demain... ambulances !
Florian
mardi 15 juillet 2008
Jour J
La charmante hôtesse a su garder un flegme quasi britannique lors de l’enregistrement de nos quelques affaires de voyage. Chapeau !

Un survol magnifique des alpes, le Mont Blanc à portée de main, l’Italie dans toute sa longueur, jusqu’au talon, voici Patras puis Chypre et enfin Beyrouth.
Un émerveillement suspect, comme pour profiter intensément du moment présent et discrètement tromper cette petite angoisse du « vers quoi l’on va »?
Pas le temps de souffler, à peine débarqués, que Nabih ( Coordinateur du programme pour la Croix Rouge Libanaise (CRL)) nous gère une sortie express de l’aéroport direction l’hôtel.
Après une réunion de travail fructueuse, nous voilà au centre de Beyrouth pour tester la légendaire hospitalité Libanaise. Un mezze somptueux, aux saveurs orientales dignes des légendes des milles et une nuits.

UN GRAND MERCI pour cette soirée qui nous a presque fait oublier que demain… boulot-boulot.
Florian
lundi 14 juillet 2008
L'école supérieure de soins ambulanciers de Genève partenaire : Lebanese Red Cross trainig project.
Bénéficiant de l’expertise et du travail accompli jusqu’alors par les “mères” de notre école, Jacqueline Reverdin, Brigitte Exchaquet et Patricia Manasseh, nous allons tenter de faire profiter nos amis libanais des 20 ans d’expériences acquise en matière de formation d’intervenants préhospitaliers.
Mais soyons clair, pas question de jouer à Tintin au Congo ! Il s’agit plus de partager nos expériences de formation que de prétendre à apporter une vérité universelle. En effet, en suisse romande, question vérité universelle on est à l’abri du Prix Nobel (les initiés comprendrons).
Ceci étant dit, le but de ce blog n’est sûrement pas de servir de support pour des dictées (les initiés connaissant le rédacteur comprendrons).
Il est plus question de partage d’expérience, d’information de ceux et surtout celles qui nous ont appris les rudiments du métiers d’enseignant et qui ne sont pas du voyage, d’informer également amis, familles etc…
Florian



