mercredi 14 octobre 2009

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samedi 15 novembre 2008

L'heure du bilan

















Ben voilà.... on est rentré... maintenant l'aventure semble terminée... j'ai bien dit "semble" car la réalité est tout autre. Le projet entre la DDC et la Croix Rouge Libanaise est loin d'être terminé et je ne parle même pas du travail qui attend les volontaires ayant passé entre nos mains. Il doivent maintenant créer leur système et leurs propres formations. L'objectif initial prend maintenant tout son sens : développer un système préhospitalier pour le Liban par des libanais qui connaissent bien mieux leurs besoins que n'importe quel expert étranger (sous l'œil bienveillant de notre DDC nationale pendant encore quelques mois) .

Je tenais à vous proposer un petit bilan chiffré de nos différentes activités dans cet incroyable pays qui n'est surement pas la Suisse du Moyen-Orient malgré ce que l'on a entendu à bien des reprises. Heureusement pour lui, le Liban a ses propres caractéristiques qui n'ont finalement pas grand chose à voir avec les nôtres et c'est très bien comme ça (sauf pour l'écologie mais chaque chose en son temps... pas très écolo tout ça... ;-) ).
C'est aussi pour ça qu'il faut oublier l'image de guerre que nous renvoient nos médias à chaque fois qu'ils évoquent le pays du Cèdre et qu'il faut prendre votre billet d'avion pour vous rendre dans ce magnifique pays si bien habité. L'hospitalité de vos hôtes vous rassureront sur leurs intentions.
A plusieurs reprises, je me suis cru chez moi avec des gens comme nous, avec en plus ce côté chaleureux et généreux qui parfois nous fait défaut... Je ne savais pas que l'on pouvait donner beaucoup lorsqu'on possède matériellement ou financièrement si peu... J'ai appris beaucoup... Merci !

De retour dans ma famille qui m'a quand-même beaucoup manqué (coucouniiiiiiii !), j'ai l'indélicatesse de les laisser à leurs activités favorites pendant que je prends un moment pour vous présenter ce petit bilan... étape incontournable pour boucler la boucle de cette aventure.

Alors... Qu'avons-nous fait pendant 2 semaines ? Avons-nous atteint les objectifs ?
Au vu des résultats suite au week-end d'examens que nous leur avons fait subir, on ne peut que se satisfaire ! On vous laissera découvrir tout ça ci-dessous :


Bilan chiffré :
- 60 heures de cours :
- 18 heures de théorie
- 31 heures de pratique
- 7 heures d'examen pédagogique
- 1 heure d'examen théorique
- 3 heures d'examen pratique

Travaux pratiques (approximatif) :
- 80 extractions d'urgences
- 60 retraits de casques
- 100 poses de minerve
- 20 pose de KED
- 40 poses d'attelles
- 50 poses de pansements compressifs
- 30 poses de ceintures pelviennes
- 20 relevages à la civière-à-aubes
- 100 manipulations sur planches (take-down, retournement, etc...)
- 40 immobilisations sur planches ou vacuum
- 100 situations pratiques complètes


- 3 tests théoriques :
- 1 on-line préparatoire
- 1 pre-test écrit : 70% de bonne réponses (QCM)
- 1 test final 81% de bonnes réponses (QCM + réponses ouvertes)
4 résultats inférieurs à 75% nécessitant une remédiation
- 23 examens pratiques :
tous réussis ! Dont un après remédiation...
- 23 présentations par les apprenants pour l'examen pédagogique :
tous réussis ! Dont certains particulièrement brillamment...

Festifs :
- 15 homos
- 15 taboulés
- 15 fatouches
- 2 narguilés
- 1 ou 2 dl d'Almaza...
- 83 minutes de rires

Je profite de ce message pour remercier tout le monde. En particulier Nabih et Rachelle pour leur professionnalisme et leurs compétences et surtout pour leur motivation et leur investissement ! Merci aux responsables suisses (Olivier et Béatrice) et à toute l'équipe des instructeurs (Sandrine, Marie-Hélène, Cédric et Lionel) qui ont à mon avis largement répondu aux attentes. Même si l'anglais nous a posé quelques difficultés, plus de 90% des cours ont été assurés dans la langue de Shakespeare...

Merci à Lionel pour la musique que tu as créer juste pour nos amis libanais avec tes filles ! Une vraie rockstar !

Merci aux 23 instructeurs libanais pour leur engagement et leur humour (pas facile à gérer au début mais tellement sympa ensuite).
Merci de nous avoir montrer des échantillons de la vie nocturne de votre cité ! Le batteur du groupe au Hard Rock Café doit avoir repris ces cours de batterie après la démonstration de notre Sami lors d'un mytique Long Train Running des Doobie Brothers ! Parfait !
Merci à Michèle Mercier (chargée de la communication) pour son expérience et son humour décalé qui en a surpris plus d'un.

Merci à tous nos lecteurs et aux gens qui nous ont transmis des messages de soutien ou de sympathie. Ils sont d'ailleurs toujours les bienvenus !

Laurent Jampen

mercredi 12 novembre 2008

« Vous avez votre Liban et ses dilemmes. J’ai mon Liban et sa beauté.
Vous avez votre Liban avec les conflits qui le rongent. J’ai mon Liban avec les rêves qui y naissent.
Vous avez votre Liban, prenez-le tel qu’il est. J’ai mon Liban et je n’en accepte que l’absolu. »

Khalil Gibran, « Mon Liban »

A mesure que le temps passe et que les cours défilent, un peu de temps libre s’offre à nous. L’opportunité de quitter l’hôtel est plus qu’attirante et je décide, un matin, d’aller à la découverte de Beyrouth. Considérant la marche à pied comme le moyen idéal de visiter une ville, je m’en vais sous un soleil éclatant, prête à avaler les kilomètres. Le premier exotisme qui frappe nos esprits ordrés d’occidentaux est certainement le trafic routier. Quoiqu’avant d’en être les témoins visuels, c’est notre système auditif qui en subit les désagréments. L’usage du klaxon semble ici avoir toutes sortes de significations. Mécontentement dans les embouteillages (forts nombreux à Beyrouth), avertissement style « pousse-toi j’arrive », joie lors de mariages, « racolage de clients » pour les taxis sont autant de sentiments exprimés à travers ces bruyantes manifestations. Et l’on peut comprendre aisément, en observant le bal des quelques deux millions de voitures qui envahissent la ville quotidiennement, qu’il vaille mieux se faire sa place dans ce chaos. Pas de files distinctes sur les larges voies, pas de priorités aux croisements, des scooters qui roulent à contre sens, des feux de signalisations pas toujours respectés. Parfois il y a un policier comme posé au milieu d’un carrefour. Celui que j’observais l’autre jour avait une étrange manière de réguler le flux de véhicules : d’un geste nonchalant de la main, il indiquait à des voitures de s’engager sans même stopper celles qui venaient perpendiculairement à grande vitesse!! Mais les Libanais ont l’air de très bien se satisfaire de cette manière de faire. C’est vrai que rouler en urgence dans cette jungle demande des capacités certaines dont démonstration nous a été faite l’autre soir, lors de nos stages dans les stations.

Ma balade m’amène le long de la corniche, et la Méditerranée d’un bleu limpide s’offre à nos yeux, qui ne peuvent s’empêcher de remarquer les nombreux déchets qui flottent à sa surface. Impressionnant également, c’est la quantité de bâtiments en construction. Ceux qui longent le bord de mer sont destinés pour la plupart à devenir des hôtels ou des appartements de luxe. Ils présentent un étrange contraste avec les immeubles en ruines, détruits par des explosions parfois récentes, notamment à l’endroit où a eu lieu en 2005 l’attentat contre M. Hariri. Semblables à des stigmates, ils rappellent mieux que les monuments commémoratifs les souffrances endurcies par les habitants de ce pays.

Petit à petit, je me rapproche du centre ville, qui a en partie été restauré dans son style originel (du côté de la Place de l’Etoile). L’armée est présente, et il vaut mieux montrer patte blanche pour pénétrer dans cet ensemble de rues dans lesquelles tout est fait pour que le touriste se sente à l’aise, presque comme chez soi. Boutiques de marques, magasins de souvenirs, terrasses. Une tour orne la place de l’Etoile, elle paraît authentique mais j’avoue que l’inscription « Rolex » qui figure sur l’horloge fait très peu couleur locale…Je me dirige vers une autre tour et un magnifique palais que j’aperçois plus loin, traversant ainsi d’anciens thermes romains. Proche de mon but, un soldat me barre la route, je lui demande si on peut visiter et il me répond poliment que je vais devoir rebrousser chemin. J’apprendrais le lendemain qu’il s’agit du Grand Sérail, le bureau du premier ministre.


Le centre ville nous laisse aussi admirer quelques mosquées ( El Omari, Emir Assaf, Mohamad El Amine). Construites d’une pierre jaune, elles sont superbement bien entretenues. Moyennant quelques changements vestimentaires, j’ai l’occasion de pénétrer dans l’une d’elles, juste à l’heure de la prière. Seuls de gigantesques et pompeux lustres relèvent la sobriété des lieux. Les plafonds sont admirablement peints.


En observant bien, on trouve presque toujours une église pas trop loin d’une mosquée, comme pour marquer une vieille lutte. Pas vraiment amies, pas vraiment ennemies, elles cohabitent, tout comme les dix-neuf différentes communautés religieuses (toutes reconnues par la Constitution du pays) qui font la richesse et la complexité du Liban.


L’heure avançant, et désirant me reposer un peu avant les cours du soir, je choisis de prendre un taxi pour retourner à l’hôtel. Ayant quelques difficultés à me faire passer pour une Libanaise (j’ai abandonné mon costume pour la mosquée..), je me vois proposer le trajet pour un prix certainement exagéré. Mais je remarque dans le porte-monnaie du chauffeur des photos de ses enfants, et je pense « ..peu importe… »


C’est avec un peu plus de plaisir chaque soir que je retrouve les étudiants. Ils sont l’incarnation de ce Liban, jeunes, volontaires, désirant aller de l’avant, ensemble, oubliant leurs différences, utilisant comme une force ce qui les réunit. Leur intérêt, leur soif d’apprendre et les progrès qu’ils ont déjà fait depuis le début du cours sont pour nous une récompense pour le travail effectué depuis plusieurs mois, et une confirmation du bien-fondé de notre présence ici. Et j’espère qu’ils resteront dans mon esprit, tous autant qu’ils sont, comme un exemple à suivre lorsque je serai de retour dans mon pays.
Marie-H.

lundi 10 novembre 2008

Mardi et mercredi arrivent seulement lundi...

Salut les amis,
Nous vous avons quelque peu abandonné mais malgré toute la sympathie que nous vous portons, nous avions d'autres priorités...

Mardi soir était consacré aux différentes techniques liées à l'utilisation de la planche, tandis que mercredi était réservé à celles du matelas vacuum.
Autant nos protégés étaient exemplaires à tout point de vue le mardi, autant leur discipline a diminué au profit de leur 
imagination le mercredi...
Une délégation du CICR était présente pour évaluer la concordance de la bonne parole de notre docteur Olivier et la réalité. Le délégué éthopien s'est, malgré lui, prêté au jeu du patient. Exercice réussi pour nos élèves, que nous nous préparons gentiment et avec regrets à quitter. 
Oui déjà, car les cours touchent à leur fin. Il ne reste que le week-end, qui sera consacré aux évaluations; puis le reste de notre séjour consistera en une analyse complète du module ainsi qu'à la réorganisation du matériel.
C'est également avec regrets que Lionel nous quitte. Notre brave docteur doit prendre sa garde ce jeudi à midi...
Il a néanmoins su nous faire des adieux dignes de Sting et Mike Jagger réunis.
Ce n'est pas un discours, ni un mot doux, ni un solo de guitare mais bien la diffusion de l'enregistrement d'une chanson, composée par ses soins et interprêtée en live avec ses filles et des amis qu'il a dédicacé à l'assemblée agréablement surprise...
Nous avons conclu ces adieux dans un restaurant réservé par notre super GO Sami T.. Puis, après cet agréable moment en commun, nous nous sommes rentrés, car une journée de travail nous attendait.
Portez-vous bien!
Sandrine

mercredi 5 novembre 2008

23h30, le debriefing s’est terminé tôt ce soir…peu de points à discuter, tant la soirée a été appréciée par tous…Ateliers pratiques sur l’utilisation de la planche, les volontaires découvrent de nouvelles méthodes, et, malgré leur fatigue, leur enthousiasme est débordant et se révèle être agréablement contagieux !!! Mais je fais un petit saut en arrière dans le temps pour reprendre là où Laurent nous a laissés, c’est -à-dire à la journée de samedi, qui s’est poursuivie par un repas au restaurant de l’hôtel (durant lequel Béatrice s’est réservée pour les profiteroles annoncées par Nabih, qui se sont transformées en maigre mais néanmoins succulente salade de fruits frais). Raisonnables ce soir là, nous nous couchons tôt, conscients de la journée qui nous attend demain..à part bien sûr Lionel qui, à nouveau prêt à enflammer les bars de la ville après avoir été quelque peu « malmené » par son système digestif, s’en va gaiement profiter de la « Beirut Nightlife ».
C’est Laurent qui ouvre les feux dimanche matin, en utilisant d’efficaces moyens pédagogiques artisanaux de son cru. Je poursuis avec mon dernier cours théorique, et ceux qui me connaissent peuvent imaginer mon soulagement. Les cours de Sandrine l’après-midi impliquent quelques changements dans la façon de travailler des volontaires (traction et réalignement du membre blessé, utilisation du tourniquet). Les questions fusent, les débats vont bon train, les passions se déchaînent, il faudra l’intervention d’Olivier pour remettre un peu d’ordre dans l’assemblée. Du coup, le temps des ateliers pratiques, Lionel va consulter Internet, nous compulse 3-4 études et nous présente tout ça sous forme de Powerpoint : une efficacité redoutable!!! Ah l’autorité médicale….Mais toute cette agitation prouve l’implication dont font preuve les volontaires, et le sentiment que nous partageons lors du debriefing est celui d’un réel « démarrage » du programme. Deux ou trois Almaza ( la bière locale) aident à faire descendre non seulement les cacahuètes mais la pression palpable lors de ce premier week end très chargé, avant un repos bien mérité…
Un peu plus frais lundi matin, nous avons la bonne idée de réviser les techniques de soins que nous voulons présenter le soir : quand même trois essais furent nécessaires pour arriver à une pose de K.E.D. correcte. Pas mal pour des ambulanciers professionnels, non ? Je constate qu’avoir donné tous mes cours théoriques ne signifie en rien n’avoir plus de travail : j’ai passé une bonne partie de la journée dans « l’aquarium ». Retrouver les volontaires le soir me rend le sourire qu’avaient effacé le stress et la fatigue. Puis le soir, devant une délégation du CICR, Cédric insuffle une énergie communicative à ses cours, on le sent à l’aise comme un poisson dans l’eau ( à force de passer ses journées dans un bocal), et son anglais lacunaire se transforme en outil infaillible pour rendre l’atmosphère joyeuse. Les ateliers pratiques se poursuivent dans la même bonne humeur, et je dois dire que j’ai beaucoup de plaisir à les animer. Pour clore dignement la soirée, une petite sortie dans le quartier de Gemmayzeh s’impose, les Almaza sont de rigueur, même Béatrice se laisse aller à 2-3 vodkas-oranges pour partager ce
« moment convivial ».




P.S. T’as vu Florian, j’ai trouvé les accents !!!

samedi 1 novembre 2008

3, 4 et 5eme jour...

On vous avait promis de vous pres... euuuh... toujours pas d'accent sur les claviers libanais si jamais... On vous avait promis donc de vous presenter chaque jour un extrait de nos aventures ici a Beyrouth... mais on avait peut-etre oublie que l'on n'est pas ici pour faire du tourisme. Donc l'argument habituel pour tante Odette "Pas eu le temps de t'ecrire une carte postale" prend cette fois tout son sens. Mais je tiens a prendre quelques minutes pour vous raconter ce qu'il s'est passe en deux mots lors de ces 3 derniers jours...

3eme jour
Au menu, sequestration consentante de l'equipe enseignante dans un bocal... euh un local dans lequel on nous a installe 3 ordinateurs et du materiel nous permettant d'effectuer nos dernieres mises a jour. Une baie vitree nous permet de temps en temps de nous deconcentrer en regardant passer ce que le Liban a de mieux.

Tres vite, les jolies tables preparees par le personnel de l'hotel se muent en typique bureau d'enseignant ou la couleur de la nappe n'est bientot plus qu'un lointain souvenir. Le fait de penetrer dans ce lieu vous fait passer de l'agreable odeurs de la cuisine libanaise a celle moins savoureuse des neurones grilles... Bref, apres quelques pannes d'electricites et caprices informatiques, nous sommes prets a descendre dans l'arene.
Je suis le premier a ouvrir les feux avec une introduction a la traumatologie, suivi par un autre cours sur des aspects de pedagogie. Ceci faisant suite au 45 minutes de test d'entree, je me suis demande si ces apprenants ne s'etaient pas donnes le mot pour se venger du test que je leur avais prepare... Moi qui ne suis pas capable de donne un cours lorsque deux personnes chuchotent, j'ai ete impuissant devant la fougue et la decontraction de ces enthousiastes libanais... Imaginez donner un cours ennuyeux de pedagogie avec un anglais limite a des etudiants qui se retrouvent joyeusement apres une longue journee de travail et qui trouvent tres rigolo (a juste titre) la maniere avec laquelle je prononce certains mots. J'ai beau eu faire attention a la pronociation de "Sheeeeet", ils ont tous bien rigole...
Quoi qu'il en soit, ce premier contact fu enrichissant pour tout le monde et heureusement, Sandrine, qui assurait la deuxieme moitie de la soiree avec le Scene size-up, a une prononciation beaucoup plus elaboree que la mienne.

4eme jour
Les imperatifs du programme font que nous devions finaliser 22 heures de cours en quelques heures, sans compter que nous avions la tache de convertir un depot d'import-export plein de cartons en local de materiel prehospitalier... En plus, on a du mettre a la poubelle une quantite incroyable de carton mais heureusement j'ai renvoye par avion ma fibre ecologique depuis bien longtemps... (pas tres ecolo quand meme tout ca...)

Ce soir, c'est Cedric qui commence avec la "kinematics of trauma". Il a passe la journee a repeter (dites "raie PT", a ne pas confondre avec le poisson sous l'emprise d'alcool) et du coup il nous a fait une jolie prestation le bougre ! On a pas manque de lui envoyer un gateau d'anniversaire a la fin du cours sous les cris et les chants du sympathique public.
Ensuite Marie-Helene a suivi avec les degagements d'urgence avec un anglais impecc... suivi par les premiers ateliers. Les etudiants etaient netemment plus attentifs et le debriefing habituel suivant les cours fut nettement plus positif que le soir precedent.
Il s'en est suivi une sortie festive ou un record que nous garderons secret a ete largement battu (60 pour seulement 12)

5eme jour
Le soir precedant, on a fini a 23h et la... paf on commence a 9h pour une grosse journee de cours... Le melange entre les cours theoriques, la mise en activite des etudiants et les ateliers pratiques fut adequat pour garder une certaine dynamique malgre une journee tres chargee.
Les presentations de l'evaluation du patient par les etudiants nous ont permis de decouvrir quelques talents d'orateurs plutot impressionnants.
Un truc de rigolo ici, c'est les mariages dans les hotels... n'imaginez pas le truc 3 petits fours et deux cotillons... Ca ressemble plus au festival de Canne... Ce qui est moins rigolo, c'est lorsqu'on doit commencer un cours dans 2 minutes dans la meme salle que celle ou les futurs maries vont se dire oui... Finalement, la persuation de notre gentille Rachelle (qui cette fois avait l'air plus tiroir que commode devant le manager de l'hotel) nous a permis de poursuive la journee sans trop de probleme.
La voici d'ailleurs en activite lors de mon stage dans sa station mercredi soir.

Bon... il est tard et on a encore une jolie journee demain et les heures de sommeil commencent vraiment a manquer...
A plus

Laurent

jeudi 30 octobre 2008

2ème jour...

Deuxième jour, et malgré s’être couchés tard la veille, l’ensemble de la délégation s’est levée de bonne heure pour aller… faire du sport. Entre course à pied en bord de mer ou fitness au sein de l’hôtel, nous nous sommes tous motivés à 200% pour cette journée attendue mais probablement crainte également.

Après un petit déj’ copieux, nous nous retrouvons pour finaliser les quelques premiers cours prévus le vendredi, samedi et dimanche qui sont pour nous des journées très complètes. Dès lundi ce sera beaucoup plus facile car nous aurons chaque jour plusieurs heures pour finaliser les sessions.

Dès 17h nous sommes partis de l’hôtel pour être distribués dans les différentes stations qui nous accueillerons pour quelques heures.  Le voyage s’avère plus long que prévu et le temps de s’arrêter dans les stations les minutes défilent et il est passé 20h lorsque les personnes étant le plus éloignées de l’hôtel atteignent leur station. 

C’est à ce moment que nous sommes réellement confrontés à la population libanaise et surtout à la grande famille de la Croix Rouge Libanaise. Je ne peux que parler de mon expérience personnelle à la station de Baabda mais apparemment ce que j’ai vécu hier soir est ressenti par tous et nous avons tous vécu un moment inoubliable.

Il faut savoir que les personnes qui travaillent à la Croix Rouge Libanaise sont en grand majorité des volontaires qui travaillent ou étudient en plus de leurs gardes. A mon arrivée, je suis superbement accueilli par l’équipe de la nuit, on me présente la centrale, la salle de soins et différents modèles d’ambulances. Cette nuit là, il y aura 3 équipes (la station est fermée la journée).

La soirée passe gentiment, il y a de nouveaux visages qui apparaissent et d’autres qui disparaissent. Les secouristes viennent sur leurs congés pour dire bonjour, aider l’équipe ou faire des interventions si besoin. Il faut savoir que la majorité des interventions planifiables se font la soirée ou nuit car le nombre d’ambulances disponibles la journée est fortement  diminué donc elles sont réservées aux urgences.

Pour ma part, j’ai eu la chance de faire deux missions (stables) qui changent de mon quotidien. L’une pour un retour à domicile (6 étages sur la civière dans une cage d’escaliers sans lumière sur la moitié du parcours) et la seconde pour un soin à domicile. Ici, c’est le secouriste qui remplace nos soins à domicile et je vous jure qu’ils font un magnifique travail.

Après ces deux missions et beaucoup de discussions, on m’a projeté un petit film amateur (mais très bien fait) qui décrit en 14 minutes, la vie des personnes de la station de Baabda. Après cela, session diaporama de la guerre de juillet 2006 pour commencer. On sent l’émotion dans la station et même moi qui n’ai pas vécu cette aventure j’ai des frissons et parfois un myocarde qui se crispe la moindre…  Ensuite, c’est un peu plus joyeux avec projection des différents moments de la vie libanaise (mariage, exercice à la station, ski, etc…).

Il est 2h du mat’ lorsque je rentre à l’hôtel, fatigué mais la tête pleine de magnifiques souvenirs. Le trajet a été à nouveau encore plus long mais cette fois non par les embouteillages mais par la bonne volonté de notre chauffeur qui s’est soudainement transformé en guide.

Un immense merci à toutes les personnes de Baabda (et également des autres stations) pour l’accueil chaleureux et sincère.

Grem’s

PS : Désolé pour ceux qui n’aiment pas lire, mais il est très difficile de résumer nos expériences alors courage et j’espère que vous saurez prendre le temps de nous lire !

mercredi 29 octobre 2008

Arrivee a Beirut

Rendez-vous hier matin pour dire au revoir a la grisaille de Geneve (desolee mais pas d'accent sur les claviers arabes!!). Apres avoir enregistre nos 256 kilos de bagages, ce qui a pris passablement plus de temps a faire qu'a dire, en route direction le controle securite, ou Cedric manque de peu de nous faire tous arreter en sortant son appareil photo! Un "NON MONSIEUR!!" tonitruant est sorti simultanemment de la bouche de tous les agents presents!!! Un vol sans probleme au-dessus des nuages, et les dernieres lueurs du jour nous offrent encore une impressionnante arrivee sur Beyrouth. Les temps des formalites, et la nuit a enveloppe la ville de son obscurite. Mais le soleil brille dans le coeur de ceux qui se retrouvent: Fadi et Nabih nous attendent a l'aeroport, Rachelle nous gratifie d'un magnifique sourire a l'hotel. (magnifique est d'ailleurs un adjectif qui s'applique parfaitement a l'hotel en question...). Premieres visions du Liban donc de nuit, nous sommes dans le quartier de Hamra, proche de la mer, ou les hotels de luxe cotoient les ruines de batiments detruits, ou les imondices sur les trottoirs laissent soudainement place aux paves rutilants, ou les check points avec des gardes armes nous rappellent la fragilite d'un pays a l'histoire complexe.
Apres avoir tourne dans ces quelques rues, sur les pas egares de Rachelle a la recherche d'un restaurant typique (les informations recueillies aupres des differents passants nous emmenant tour a tour dans la rue 51, le rue 69, la rue Hussein et je n'ai pas encore assimile tous les noms!!). Cette promenade a eu l'avantage d'ouvrir mon appetit, et c'est avec enthousiasme que j'ai vu apparaitre sur la table les differents plats contenant ces merveilles culinaires dont je me rejouis depuis plusieurs semaines!!!

Longue journee, et, suivant les conseils d'Olivier de se menager pour le marathon qui nous attend, nous allons nous coucher, personnellement satisfaite de ce premier contact avec le Moyen-Orient, avec ce Liban qui nous attend, et qui nous promet un sejour riche d'experiences, d'echanges et de decouvertes.


Marie-H.

jeudi 23 octobre 2008

Module trauma...bientôt la première!

Eh oui le module trauma approche à grands pas, départ mardi !! Les tours de chauffe, les réunions, les répétitions, plus ou moins sérieuses, le tout déjà en anglais, s’il vous plaît !!
Personnellement c’est surtout mon ordinateur et ma tête qui ont chauffé…Aie, pas évident de préparer des cours pour la première fois… et considérant que Florian est passé avant nous, on sait que la barre a été placée bien haut !! Mais cette sensation, qu’on nomme tour à tour, angoisse, stress, appréhension, se laisse submerger par un sentiment de réjouissance. Oui nous nous réjouissons tous, de faire enfin connaissance avec ce Liban dont nous avons l’impression qu’il fait déjà partie de nos vies. Non seulement de par l’implication dont nous nous targuons dans la réalisation de ce projet, mais surtout grâce aux récits enthousiastes de Béatrice et Florian. Depuis juillet, ils partagent avec nous de façon dithyrambique leur expérience là-bas, l’illustrant de photos et d’anecdotes en tout genre. Alors oui, nous nous réjouissons de rencontrer enfin Rachelle, Nabih et les autres, de découvrir l’hospitalité qu’ils nous réservent, d’être conquis par le don d’eux-mêmes dans cette vocation de venir en aide aux autres, de partager tous ces riches moments d’échanges avec eux, de goûter aux délices de la cuisine libanaise (surtout le foie cru J).
Eh oui, départ dans cinq jours, alors je m’en vais continuer ma préparation : annoter mes présentations, changer encore une ou deux situations, m’entraîner à donner mes cours (avec mes chats comme tout public), finaliser les descriptifs de cours, évaluer le temps nécessaire pour les ateliers, vérifier la concordance de mon enseignement et des questions de l’examen et travailler la prononciation anglaise (comment on dit déjà ? pre-lim-i-nar-y ? c’est ça ?). Eh bien on arrive au bout des préliminaires, vivement la grande aventure du Liban !!!


Marie-H.

mercredi 17 septembre 2008

Web: Dossier sur le projet du site de la DDC.


Durant notre séjour a Beyrouth, la DDC (Direction développement coopération) avait mandaté une personne responsable de la communication. Pour nous, Michèle Mercier s'est révélée être bien plus qu'une simple attachée de presse tant ses compétences multiples et son efficacité légendaire ont permis de régler des problèmes quotidiens. Exemples d'actes héroïques : précis de survie dans un hôtel à la climatisation mal réglée, ou encorne le Best Seller - Manager d'hôtel : comment s'en faire un pote pour qu'il règle ladite climatisation à n'importe quel heure du jour et de la nuit.

Depuis hier, vous pouvez lire son dossier sur le site de la DDC.

Florian

mardi 19 août 2008

Module trauma … avant première !

Pas le temps de mollir, le module médical encore tiède que voilà les premiers tours de chauffe pour le module trauma ! Le casting est cette fois plus … féminin.
Zut, j’étais pas dans le bon wagon (chambre 702 pour les initiées).



L’équipe :
  • Les chefs : Olivier & Béa
  • Le pédago : Laurent Jampen
  • Les instructeurs : Sandrine Richli, Marie-Hélène Imfeld, Cédric Gremion
  • Guest star : Lionnel Dumont (faites chauffer le Hard Rock Cafe)

Et cette fois de gros efforts sont mis pour la bande son et le doublage en anglais… promis !
A ce propos j'ai trouvé bien tardivement ce site qui m'aurait bien aidé pour développer mes compétences dans le domaine. Faut dire qu'avec des profs comme ça et des mots si ... évocateurs on doit apprendre sûrement très vite.





Un peu de verdure...ça détend !


Combins sur son lit de pâquerettes

Florian

samedi 16 août 2008

Professionnels vs volontaires... quelles différences ?

Après réflexion toujours pas de réponses...

dimanche 3 août 2008

Miracle de la vie.

Évaluation des participants, notions de pédagogie, présentation de leçon par les participants, fin de cours, accolades et au revoir, pas le temps de chaumer ni de métaboliser tant de moment fort que déjà au travail pour rédiger le rapport de mission. En ce qui me concerne il s’agit plus d’une aide par ma présence physique car je suis franchement lessivé. Entre la fin de l’année scolaire à Genève, la préparation de la rentrée du 25 août et le travail lié à ce projet j’ai atteint mes limites. Mais comment se plaindre quand on voit du rythme de vie des participants Libanais de la Croix-Rouge ! Travail la journée, de 18h00 à 23h00 les cours, puis de 23h30 à parfois 3h00 du matin faut encore sortir les Suisses ! Ou trouvent-ils cette énergie ? Mon hypothèse (à 2000 Livres Libanaises) : Tout ces volontaires, unis autour de valeurs humanistes que son les sept principes de la Croix-Rouge, ont une énergie à la hauteur de l’instabilité politique de la région. C’est pourtant paradoxal de mettre autant d’espoir dans un projet comme celui-ci sachant qu’une simple querelle entre familles (clan) peut mettre le feu à la région en 1h00. Pour illustrer ces propos, l’expression « amis à midi ennemi à minuit » (et inversement) à été évoquée plusieurs reprises par nos amis Libanais. Une anecdote renforce encore cette labilité régionale. Après le conflit de 2006, 12h00 après la fin des hostilités, des protagonistes de deux entités opposées travaillaient ensemble à replanter des fleures sur le bord des routes et autre mobilier urbains !
Alors d’ou vient cette énergie ? Peut – être simplement le miracle de la vie. Notre évolution nous à plus armé contre le manque que face à l’abondance. L’illustration physiologique de ce constat est notre adaptation plus efficace au jeune qu’à l’excès. La théorie de Darwin s’applique aussi pour un pays en conflit ou les jeunes transforment l’absence d’un avenir serein en envie de créer pour survivre, pour donner du sens à la vie face à l’absurdité de la guerre.

Encore une bonne leçon pour moi qui parfois fait des petites crisettes identitaires alors qu’on vit dans un pays ou la réalité de la guerre s’apprend au travers de livre d’histoire !

Un autre miracle me touche. Moi qui vit dans la ville d’Henry Dunant, les principes de la Croix Rouge sonne un peu creux, comme tant de déclaration sans substance ni effets. Mais ces 10 jours de cours avec des participants de religions différentes, dans un contexte de conflit entre quartier d’obédiences différentes à Tripoli (si j’ai bien compris entre Sunnites et Chiite) , voir cohabiter une classe constituée, je crois car sujet un peu difficile à aborder, de Chrétien Orthodoxes, Maronites, de Musulmans Chiite, Sunnites donne un autre sens à ces principes que sont l’impartialité et la neutralité !
L’atmosphère détendue et bonne enfant nous fait oublier ces réalités et prouve, si besoin était, ce sens de l’abnégation au bénéfice de valeurs humanistes partagées de tous.

Soirée de clôture du premier module … Emotions !

Le dernier soir de notre séjour nous sommes tous invités à un repas avec le comité médical et les différents partenaires impliqués dans ce projet. Comme à l’accoutumée, un repas Libanais où l’abondance de plat rend impossible l’identification de la couleur de la nappe.
J’ai envie de témoigner ma gratitude à Nabih, Rachelle, Jo pour ce qu’on vient de vivre… mais les mots me manquent. Alors je m’oriente vers les âneries habituelles, pour ventiler ces émotions. N’ayant aucune chance face aux charmes désarmants de nos hôtes Libanaises, je me lance dans une séance de drague ridicule, qui nous amuse beaucoup, avec comme résultat connu d’avance, la certitude de noyer tout ça dans l’Arak et le minibar de ma chambre d’hôtel (Pour les initiés chambre 702 ;-) ).
Puis vient le moment fort des remerciements. Comme si ce repas ne suffisait pas, le comité médical, Nabih et Rachelle, nous remettent un présent qui cristallise une fois encore la gratitude et l’hospitalité Libanaises. Un rectangle de verre (ou de cristal ?) avec la Croix Rouge , un autre symbole d’abnégation pour les secouristes de confession musulmane, avec comme inscription : en reconnaissance du travail fournit pour la Croix-Rouge Libanaise.

Pour moi, qui suis en permanence à la recherche de reconnaissance de la profession d’ambulancier, recevoir un tel présent me touche énormément. Je retiens mes larmes…
Tout mon investissement quotidien depuis bientôt 20 ans , ici à Genève, pour anoblir notre profession, pour faire reconnaître le travail des secouristes volontaires (Samaritains, Sauvetage sur le Lac, etc) au travers des associations professionnelles, des cours comme le PHTLS, l’AMLS, l’école d’ambulanciers, des interventions en ambulances ou en bateau de sauvetage, des soins prodigués aux patients… Toute ça se fige, instantanément, dans ce rectangle. Comment exprimer ça à nos hôtes ? J’opte pour un silence coupable bien catholique.


En effet maintenant un sentiment de culpabilité m’envahis, tant je sais que j’aurais apporté plus à ce projet, mais faute de temps nous avons fait notre maximum.

Socrate et la Maïeutique.

Sur le chemin du retour, sur une route qui serpente jusqu’à la mer, avec une vue splendide sur la baie de Jounieh, Nabih questionne sur la suite du projet. Je comprends pourquoi sont surnom de secouriste est Socrate tant il excelle dans l’art du questionnement. Reformuler 4 fois la même question différemment pour feindre que la réponse a un quelconque intérêt, tout ça avec un calme sidérant, démontre sa clairvoyance sans quoi ce projet ne serait rien. Que tes questions suffisent à apporter une réponse satisfaisante à toutes tes interrogations quand à la  suite de ce projet !

Aéroport et vol de retour

Une fois encore, Olivier fait une démonstration de l’efficacité du réseau tissé pour mener à bien ce projet. Avec pas loin de 100 kg de sur poids (nous sommes limités à 20 kg par personnes, mon sac en fait déjà 32 kg), les quelques coup de fil ont permis d’avoir une partie à l’œil. Merci Olivier pour cette capacité incroyable à créer des liens entre tout les partenaires de ce projet, et d’insuffler ton idéal.

Après le module 1 la mission place au Module 2 … le retour !

Ce blog relate qu'une infime partie de ce projet. Les différents partenaires sont impliqués pour 3 ans . Un module sur la gestion d'incident avec multiples victimes ( Mass Casualties Incidents ) est prévu courant septembre puis place au module 2 sur la prise en charge des traumatisés.
Tout mes vœux de réussite pour la suite.

Etant donné que l'image parle mieux que l'écrit (particulièrement dans mon cas) un petit film qui retrace notre épopée.

Florian


video



mardi 29 juillet 2008

Evalutation et fin de cours.

Evaluation


Evaluer les performances de participants à un cours est une nécessité incontournable pour garantir que les objectifs fixés soient atteints. Ce cours étant un cours pilote qui va peut-être être répété dans d’autre pays, l’amélioration continue de la qualité doit être une de nos préoccupation centrale.
Dans le contexte de la Croix Rouge Libanais, faire de l’évaluation sélective avec des volontaires qui passent un nombre d’heures impressionnantes, (de 80 heures à parfois plus de 200 heures par mois, avec des gardes de nuit) après leur travail reste une chose difficile. De plus la fierté d’avoir été choisi pour devenir instructeur est à la mesure de la tristesse que provoque l’annonce de d’un échec. Mais c’est le prix à payer pour donner une valeur, du crédit au titre d’instructeur. Finalement deux participants seront réévalués dans le module suivant…
Malgré l’annonce de ce résultat négatif, malgré l’amertume lisible sur les visages, le feu sacré qui les animent ne vacille pas! Encore une leçon.


Partie pédagogique
Un des défi de ce projet, c’est de passer de la standardisation des pratiques à la validation d’acquis et dans la foulée en faire des formateurs… le tout en 10 jours.

Parler de concept abstrait, voir abscond que sont la création d’objectifs pédagogiques, des domaines et des styles d’apprentissage, de la dynamique de groupe, des différentes taxonomies, en anglais relève d’un exploit qui me provoque quelques sueurs froides et réveil en sursaut.

La première partie du module pédagogique est placée juste après une grosse matinée dédiée à l’évaluation. Alors autant dire que la réceptivité à des théories vaporeuses sur la relation prof – élève s’est vite transformée en relation élève – élève sur un mode « grosse envie de décompresser ». Nabih me suggère de reporter les cours au lendemain. Une sacré bonne idée ça tourne à la foire !

Le lendemain, on redémarre avec du concret, outils pour enseigner efficacement. Puis place au travail pratique, une dizaine de participants sont choisis pour réaliser une présentation de 10 minutes puis d’animer un atelier pratique en relation.
Rolla passe en premier. Là encore on se prend un baffe… Rolla est enseignante dans une école privée qui utilise couramment de techniques de pédagogie active.
Par groupe de 3, 45 secondes pour discuter sur les questions à poser à une femme sur le point d’accoucher, restitution en plenum, puis discussion rapide et synthèse des points clefs.
Une démonstration de pédagogie active… on fait vraiment petit à côté.
Fin de cours … vertiges !
Il y a à peine 10 mois que ce projet s’est concrétisé. J’ai de la peine à croire que ce premier module est terminé. Un sacré challenge de faire cohabiter les différents profils professionnels des instructeurs (Infirmier spécialisé, médecins, ambulanciers, « pédagogue ») pour être en adéquation avec le niveau de formation de secouristes volontaires. Le travail préparatoire a porté ses fruits permettant d’avoir une bonne cohérence dans l’enseignement.
Mais ce travail n’aurait servis à rien sans les qualités humaines des instructeurs. Je pense que ça a aussi marqué les participants Libanais, d’avoir des médecins, des infirmiers spécialisés ou des ambulanciers professionnels (en opposition au volontariat, comme s’il y avait une si grande différence !) savoir rester humble, savoir dire qu’on sais pas, ne pas mettre cette distance entre professionnel et volontaire. C’est pourtant si facile de se réfugier derrière un titre et dire « c’est comme ça parce que je suis un professionnel de la santé ».

La vie en dehors des cours est aussi importante pour assurer le bon fonctionnement de l’équipe. Ces qualités humaines ont aussi permis de mener ce projet dans une atmosphère détendu et constructive. Mention spéciale à Lionel pour ses vocalises au Hard Rock Cafe, Jean-Daniel pour son humour délicieusement décalé, Olivier pour ses conclusions de cours sans égal.

Après le départ des participants Nabih (Coordinateur de projet pour la Croix Rouge Libanaise) s’exclame : « c’est la fin du début ! ». En effet, le choix dans ce projet d’impliquer les instructeurs Libanais pour créer eux-mêmes le cursus de formation, leur met une sacrée responsabilité sur les épaules. J’espère que ce qu’on a pu leur apporter, et qu’on va encore leur apporter permettra d’arriver au bout de leur rêve.














Florian Ozainne

vendredi 25 juillet 2008

Vitalité libanaise

Que ce soit la rapidité fébrile de reconstruire un pays après de multiples conflits, ou la motivation à apprendre de nouvelles techniques de soins, les Libanais sont d’une vitalité impressionnante !

Cette photo illustre bien le propos :
- premier plan le Hard Rock Cafe de Beyrouth, symbole d’une forme de relative modernité.
- second plan, sur la droite un vieux bâtiment (on le devine – rouge ocre) qui a probablement survécu aux différents conflits
- dernier plan un hôtel de luxe en construction qui trône, narquois à côté de l’Holiday – in meurtri par des tir de RPG, fusil mitrailleurs et autres projectiles.
Cette vitalité on la retrouve le soir dans nos ateliers pratiques, ou l’on sent ce même désire de construire un futur pour la Croix Rouge Libanaise.






Le sujet du jour, c’est l’accouchement ! Après un apport théorique d’une heure, place à la pratique. Quelle ambiance ! Entre les gémissements sensés simuler les contractions qui ressemblent plus à des cris dignes d’un film d’horreur de 3ème catégorie (façon Bad Taste pour les cinéphiles) et les « iouiouiouiou » pour célébrer les multiples naissances de la soirée, y’a de quoi se marrer.


Puis déjà place à l’émotion que procure le départ d’un des instructeurs suisses. Lionel, notre rock star maison, orateur de talent, metteur d’ambiance sans égal retourne à Genève.

Visiblement touché par les différentes manifestations d’amitié des participants Lionel nous prépare une petite soirée qui va rester dans les anales. Nous sommes invités chez un ami d’un des participants pour une jam session. Personnellement je suis franchement fatigué et souhaite rentrer pas trop tard (il est déjà passé minuit). Y’a pas de problème, c’est à 15 minutes d’ici (a lire avec un accent moyen oriental).



Après 4 demi-tours sur route une bonne dizaine de feux grillés avec un calme désarment, 30 minutes d’attente dans uns station services, on part direction la montagne.

C’est sans compter avec le Citroën de Rachelle, qui, au milieu de l’autoroute s’élevant en direction du mont Liban, tombe en panne !
Trouver un dépanneur à 2h00 du matin n’est pas chose facile. Longue palabre, on démonte la boîte Tiptronic de la « Citron » Rachelle avec un couteau Suisse, on attend un dépanneur hypothétique, on fini à pied pour atteindre le but de l’expédition … on ouvre une bière, sur l’autoroute pour fêter dignement le départ de Lionel. En toute logique, c’est la dernière option qui est retenue !

Question scène safety c’est pas terrible.

















Florian Ozainne

mercredi 23 juillet 2008

Ouverture du cours ... le grand plongeon !

Un des symboles fort de cette ouverture de cours c’est la fameuse mobile training unit. Une idée géniale qui permet de sillonner le pays et d’avoir tout le matériel pédagogique à portée de main. Dommage que Nabih commence déjà à l’abîmer dans le parking souterrain…






















Le travail de préparation a ses tâches ingrates. L’art de gérer une photocopieuse peu collaborante en fait partie ! Quelle perte de temps !


















Pour se détendre, une petite bataille de coussin dans l’entrée de l’hôtel détend toujours les grands enfants que nous sommes !


















Quelle impression de voir tous ces secouristes débarquer dans la salle principale de théorie. Quelque discours pour introduire le projet et hop… on commence avec du léger : défi pédagogique du projet et quelque notions qui nous seront utiles dès le premier atelier pratique, notamment l’art difficile du feed-back.



Parler de pédagogie en français c’est déjà pas facile mais alors en anglais je vous dis pas le moment de solitude quand 26 personnes vous regardent avec un air condescendant, hésitant entre l’agacement, l’hilarité ou la pitié. Finalement Nabih (Le coordinateur du projet ici au Liban) m’aide en traduisant une partie en arabo-anglais.




Le premier cours de ce module traite d'un sujet qui concerne autant les ambulanciers en Suisse qu'au Liban : les douleurs lombaires.

En qualité de frère de la planchette, intronisé par Père Claude, j'ai tenté "d'évangéliser" nos collègues secouristes Libanais. Avec quelque adaptation aux stratégies locals, le glissement a vite remplacé le soulèvement.

Puis tout les cours des jours suivant s’enchaîne dans une ambiance détendu. Enfin ça dépend des sujets. La réanimation cardio-pulmonaire a fait passablement débat. Ça m’a pas beaucoup changé des discussions au sein de l’école d’ambulancier. Notamment a propos des différences entre l’ERC (Européenn Rescusitation Council) et l’AHA (American Heart association). Faut –il ventiler deux fois ou commencer direct les compressions thoraciques ! Y pouvait pas se mettre d’accord c’t équipe de G….. ! Ah le régionalisme toujours cet esprit de clocher. On se réjouis de la publication des nouvelles normes en 2010.



Mais une fois en situation pratique une bonne partie des questions se solutionne par la logique et le bon sens des secouristes.


A ce propos, nous sommes tous ébahis par leur rapidité d’intervention. Parfois trop car on n’arrive pas a suivre avec le scénario. Tout ça se fait en 3 langues, anglais, français… et parfois arabe. J’avais déjà de la peine en anglais alors en arabe je vous dit pas ! Une chose est sûr, ils sont très bon comédiens. Je ne suis pas près d’oublier une simulation d’accouchement ou je me suis demandé si c’était en encore de simulation tant le rôle à été bien joué. Tout en arabe avec des siclées de rigueurs.

Temps off
Entre les sessions de cours faut bien s’occuper… et surtout manger ! L’hospitalité Libanaise est simplement soufflantes. Dire que j’ai même pas payé une bière à leur équipe quand ils sont venu pour présenter leur projet dans le congrès sur l’aide humanitaire. Et puis comment rivaliser avec une table dont on voit plus la couleur tant il y a de plats aux saveurs d’une richesse incroyable tout en fumant un Narghileh avec un bon verre d’Arrak (Pastis en plus costaud). Une fondue avec une assiette de viande séchée devient d’une inconsistance totale, déprimante. Et en plus c’est pas très sains en comparaison de la fraîcheur des légumes, de la viande.








À propos de viande fraîche, une des secouristes nous invite au restaurant avec son ami (pas la peine d’essayer de payer, il est plus balaise que moi, j’abdique).
Il est difficile de ne pas goûter au sushi libanais. Il s’agit de viande crue sous différentes formes. Sous l’œil vigilant de nos amis libanais, nous gouttons à tout, y compris à du foie cru et son accompagnement de graisse pur. Un grand moment ! Ça m’a valu quelque urgence gastro-intestinal le lendemain.


















Vous avez dit urgence ? Béatrice ne nous laisse pas une minute pour nous reposer. Toujours préparer nos cours. Y compris au restaurant. Comme dans nos scénarios d’atelier pratique, Béa nous a fait le coup du « je rigole la bouche pleine et hop ça coince dans la trachée ». Je n’avais jamais entendu un stridor inspiratoire d’aussi près ! Heureusement Jean-luc, assez promptement est en position pour réaliser la manœuvre de Heimlich. Heureusement ça se décoince tout seul. On a eu chaud !















Florian Ozainne

lundi 21 juillet 2008

Au delà du devoir...


Difficile d'exprimer cette journée de jeudi. Après quelques heures de travail en groupe, nous sommes dispatchés dans différente station pour effectuer un stage d'observation. A vrai dire , ça été plus une leçon magistrale !

Dès l'arrivée dans nos stations respectives (pour moi c’est Jounieh), juste le temps de visiter les locaux que déjà, un puissant Klaxon, façon Renault 5, retentit. Rachel, mon ange gardien du jour, me conduit dans la salle ou les appels du 140 (équivalent du 144 en Suisse) arrivent.

Première intervention:
L'appel reçu : probable accident vasculaire cérébrale (AVC) chez un homme de 50 ans.

Notre ambulance est un Volskwagen T4. Le collecteur d’échappement semble avoir souffert ce qui donne un petit bruit d’échappement « compétition » assez sympa.
A ma grande surprise l’ambulancier (ici c’est le titre que porte la personne qui conduit…) cire « ceinture » !
Dire qu’on doit parfois se battre avec des collègues pour qu’ils attachent leur ceinture ! Là je suis soufflé .

Rachel obtient des informations supplémentaires à propos du patient. Avec un grand calme qui la caractérise, elle m’explique la situation, notre destination ainsi que quelque subtilité d’ordre toponymique : il n’y pas vraiment de numéro de rue et parfois on tourne un peu en rond avant de trouver la bonne adresse.

L’interprétation du code de la route est assez libre. Ceci donne une dimension intéressante à la conduite en urgence. C’est à ce moment que je commence à comprendre le sens du slogan des volontaires libanais : au delà du devoir ! Prendre des risques, sur son temps libre, pour aider les autres. Et là on est en temps de paix !



L’évaluation du patient met en évidence des céphalées intermittentes. De loin, sans comprendre ce qui ce dit, ça ressemble pas trop à un AVC.
Rapidement (moins de 5 minutes) l’évaluation est bouclée, le patient placé sous oxygène et un secouriste s’occupe de préparer l’évacuation.

Durant le transport, Rachel me fait part de ses doutes quand à la probabilité d’un AVC. Bonne expertise clinique pour un volontaire ! non ?

Cette intervention a duré 30 minutes (entre la réception de l’appel et l’arrivée à l’hôpital). Ceci en tenant compte du fait que nous avons du être guidé pour arriver sur le lieux de l’intervention, que la fluidité du trafic n’est celle qu’on connaît et que l’évaluation du patient à été réalisée devant une bonne quinzaine de personne qui utilisait comme principale mots « yalla, yalla » ( en gros : allez y maintenant, dépêchez-vous, vous foutez quoi … Les gestes qui accompagnent ces mots rend l’interprétation facile pour quelqu’un qui ne parle pas arabe).

Je passe en revue les différents éléments de cette prise en charge, rapide, évaluation circonstanciée, gestes de bases adaptés à la situation du patient, hypothèse sur l’origine du problème du patient me semble correcte… Je commence à me demander ce qu’on va bien pouvoir leur apprendre.

En plus des sorties en ambulances, les secouristes dispense gratuitement des soins à la population du quartier. Une jeune secouriste (moins d’une année d’expérience, qu’on nomme dossard) s’occupe d’un jeune homme souffrant de dermabrasion et probablement une entorse de la cheville. Je suis frappé par la dextérité acquise en si peu de temps, notamment pour plier des compresses stériles servant à la désinfection des plaies. Et puis ce qui me touche c’est le cœur que met « Fanta » (ici tous les secouristes ont un nick name, un peu à l’image du totem scout) à réaliser ce soins.



Quatre autre interventions rythme notre journée. Le dernier appel est pour une intoxication collective sur un chantier. Sept ouvriers ont bu de l’eau et souffrent maintenant de fortes douleurs abdominales et vomissent. A quelques minutes du lieux d’intervention, la centrale annule la mission et nous informe qu’ils ont été transporté par une voiture. A ce moment on croise une Mercedes bondée comme la tram 12 aux heures de pointe. Ça doit être nos ouvriers !

Je suis extrêmement touché par le dévouement des secouristes. Travail la journée, volontaire la nuit… je ne sais pas ce qu’il mange mais il ont une sacrée endurance.

Comme si soigner des plaies, intervenir en ambulance ne suffisait pas organisée sur le thème de la défibrillation (AED). Là je dois dire que je suis jaloux ! Ayant été q, ce soir une formation estuelques années responsables de la formation continue d’ambulances services, je n’ai que très rarement réussi à avoir autant de monde pour un cours. Une quarantaine de secouristes suivent attentivement ce cours dans une ambiance détendue propice à l’apprentissage.

J’ai également appris le sens du mot hospitalité. Depuis que nous sommes là, je n’ai pas encore réussi à payer une tournée.
Le partage du repas du soir est encore un moment d’échange, de franche rigolade entre des gens dont je perçois la consistance des liens que tisse le vécu commun de situations extrêmes.
Ce moment permet également à la cheffe de station de distribuer, de manière très démocratique, les missions pour la nuit… 3 transferts entre des hôpitaux attendent.


Merci aux secouristes de la station de Jounieh pour leur hospitalité et pour ces moments qui resteront gravés à jamais dans ma mémoire.


Florian





jeudi 17 juillet 2008

Retour à la réalité...

La magnifique soirée de mardi, à flâner dans le centre ville de Beyrouth, déguster de bons mezze (notamment ces excellents petits volatiles…) comme de bons touristes, nous ont presque fait oublier que le Liban c’est pas vraiment Disneyland.




Au réveil, la vue de l’Holiday -Inn en face de ma chambre m’oblige à un retour à une réalité pas si éloignée.







Le briefing de sécurité fait par un membre de la direction du développement et de la coopération dresse un tableau plus réaliste de la situation.




Sans psychose mais avec beaucoup de tact, le responsable de la DDC pour la région (Jordanie, Liban…) nous fait remarquer que le risque d’être victime d’attentat est nettement plus faible que le risque d’avoir un accident sur l’autoroute Genève - Lausanne… Cette fois c’est sur, j’achète un abonnement général en rentrant ! En effet tout est question de risque plus ou moins bien accepté socialement.


Une bonne leçon qui aide à relativiser pour moi, qui vit a Anières à coté des vaches et dont la seule menace objective est l’émanation de gaz à effet de serre.

Puis place au travail de préparation. Chacun sa méthode. Jean-Daniel c’est plutôt la sieste expresse (3 minutes chrono).















Puis quelques mobilisations sécuritaires du patient, supervisé par un des disciples de la confrérie de la planchette (merci à notre gourou Claude Gendre).















Pérenniser ce projet nécessite un large soutien, un cocktail est donc organisé chez l’Ambassadeur de Suisse au Liban, ou nous faisons la connaissance d’une grande partie des partenaires impliqués dans le projet. Nous pouvons mesurer l’ampleur des attentes ainsi que le chaleureux soutient de tous. Espérons que nous serrons à la hauteur.










Sur le chemin du souper, à une cinquantaine de mètres de l’hôtel se trouvent plusieurs monuments à la mémoire de l’attentat contre Hariri. Les stigmates de ce dernier sont encore passablement visibles.















Demain... ambulances !

Florian

mardi 15 juillet 2008

Jour J

Aéroport – Genève – 9h00.

La charmante hôtesse a su garder un flegme quasi britannique lors de l’enregistrement de nos quelques affaires de voyage. Chapeau !

Un survol magnifique des alpes, le Mont Blanc à portée de main, l’Italie dans toute sa longueur, jusqu’au talon, voici Patras puis Chypre et enfin Beyrouth.
Un émerveillement suspect, comme pour profiter intensément du moment présent et discrètement tromper cette petite angoisse du « vers quoi l’on va »?

Pas le temps de souffler, à peine débarqués, que Nabih ( Coordinateur du programme pour la Croix Rouge Libanaise (CRL)) nous gère une sortie express de l’aéroport direction l’hôtel.

Après une réunion de travail fructueuse, nous voilà au centre de Beyrouth pour tester la légendaire hospitalité Libanaise. Un mezze somptueux, aux saveurs orientales dignes des légendes des milles et une nuits.

UN GRAND MERCI pour cette soirée qui nous a presque fait oublier que demain… boulot-boulot.

Florian

lundi 14 juillet 2008

L'école supérieure de soins ambulanciers de Genève partenaire : Lebanese Red Cross trainig project.

L’école (très) supérieure de soins ambulanciers de Genève (ECAMB) est un des partenaires, avec la direction du développement et de la coopération, le comité internationale de la croix rouge et les hôpitaux universitaires de Genève, du projet d’aide au développement du système préhospitalier libanais.

Bénéficiant de l’expertise et du travail accompli jusqu’alors par les “mères” de notre école, Jacqueline Reverdin, Brigitte Exchaquet et Patricia Manasseh, nous allons tenter de faire profiter nos amis libanais des 20 ans d’expériences acquise en matière de formation d’intervenants préhospitaliers.

Mais soyons clair, pas question de jouer à Tintin au Congo ! Il s’agit plus de partager nos expériences de formation que de prétendre à apporter une vérité universelle. En effet, en suisse romande, question vérité universelle on est à l’abri du Prix Nobel (les initiés comprendrons).

Ceci étant dit, le but de ce blog n’est sûrement pas de servir de support pour des dictées (les initiés connaissant le rédacteur comprendrons).

Il est plus question de partage d’expérience, d’information de ceux et surtout celles qui nous ont appris les rudiments du métiers d’enseignant et qui ne sont pas du voyage, d’informer également amis, familles etc…

Florian